Un chien calme est-il vraiment plus facile à gérer qu’un chien engagé ?
 
« Je cherche un chien très calme. Ce sera beaucoup plus facile en intervention. »
 
Cette idée est largement répandue.
 
Et pourtant, elle mérite d’être nuancée.
 
Car un chien calme est souvent plus simple à gérer…
 
Mais est-il toujours le meilleur partenaire pour atteindre les objectifs d’une intervention ?
 
Chez Synergie Plumes et Poils, nous croyons que la question n’est pas de choisir entre un chien calme ou un chien actif.
 
La véritable question est :
 
Sommes-nous capables de guider un chien engagé ?
 
L’erreur la plus fréquente
 
Lorsqu’un chien est très calme, il demande souvent peu d’interventions de la part du professionnel.
 
Il reste couché.
 
Il attend.
 
Il bouge peu.
 
Cette réalité est rassurante.
 
À l’inverse, un chien engagé observe, se déplace, propose, revient vers son intervenant, s’intéresse à son environnement et participe activement aux interactions.
 
Sans méthodologie, cette énergie peut sembler difficile à gérer.
 
Le professionnel peut alors être tenté de rechercher un chien toujours plus calme.
 
Mais cherchons-nous réellement le meilleur partenaire ou le plus facile à gérer ?
 
Le regard de la méthodologie SPP
 
Chez Synergie Plumes et Poils, nous ne cherchons pas à diminuer l’engagement du chien.
 
Nous cherchons à lui apprendre à le moduler.
 
Un animal partenaire devrait être capable de prendre, lorsque son intervenant le lui demande, une position plus calme ou plus immobile pendant une courte période.
 
Puis, lorsque l’intervention le nécessite, il devrait pouvoir redevenir actif, mobile et engagé.
 
L’immobilité n’est donc pas un état permanent.
 
C’est une compétence parmi d’autres.
 
Le mouvement aussi est une compétence.
 
L’engagement aussi.
 
La capacité à alterner entre ces différents états est ce qui rend un animal réellement disponible pour la relation d’aide.
 
Une pratique professionnelle développe la flexibilité
 
Former un animal partenaire ne consiste pas à construire un chien qui reste immobile pendant une heure.
 
Cela consiste à développer un chien capable de s’adapter aux besoins de l’intervention.
 
Parfois, le contexte demandera quelques instants de calme.
 
À d’autres moments, il faudra un chien qui se déplace, qui participe, qui explore ou qui interagit.
 
Une méthodologie d’entraînement spécifique à la relation d’aide permet justement de développer cette flexibilité, sans éteindre la motivation ni l’engagement naturel de l’animal.
 
Parce qu’un chien qui a envie de participer est une richesse.
 

Encore faut-il savoir accompagner cette énergie plutôt que chercher à la faire disparaître.

 

Il est facile de gérer un chien qui ne fait rien. Le véritable savoir-faire consiste à guider un chien qui a envie de participer.