« Les bergers sont intelligents, aiment travailler et sont très attentifs à leur humain. Ils font donc d’excellents animaux d’intervention. »
 
Il est vrai que plusieurs races de type berger possèdent des qualités remarquables.
 
Elles apprennent rapidement.
 
Elles aiment collaborer.
 
Elles sont souvent très engagées auprès de leur personne de référence.
 
Ces caractéristiques peuvent représenter de véritables forces.
 
Mais une question essentielle mérite d’être posée :
 
Pour quoi ces chiens ont-ils été sélectionnés au fil des générations ?
 
L’erreur la plus fréquente
 
Lorsque nous choisissons un animal partenaire, nous regardons souvent ses qualités les plus visibles.
 
Son intelligence.
 
Son désir de travailler.
 
Son attention envers son intervenant.
 
Nous oublions parfois que ces mêmes races ont aussi été sélectionnées pour remplir des fonctions bien précises.
 
Selon les lignées, plusieurs bergers ont été développés pour surveiller, protéger, être vigilants, gérer les déplacements d’un groupe ou intervenir rapidement lorsqu’ils perçoivent qu’une situation l’exige.
 
Ces caractéristiques ne sont pas des défauts.
 
Elles font partie de leur patrimoine génétique.
 
Le regard de la méthodologie SPP
 
En relation d’aide, nous souhaitons un animal qui travaille avec son intervenant.
 
Mais nous ne souhaitons pas qu’il prenne la responsabilité de gérer les bénéficiaires.
 
Devrait-il être le premier à accueillir une personne ?
 
À bloquer son passage ?
 
À intervenir lorsqu’un bénéficiaire s’approche rapidement ?
 
À décider qu’une interaction est devenue trop intense ?
 
À protéger spontanément son intervenant ?
 
Chez Synergie Plumes et Poils, nous croyons que ces responsabilités appartiennent toujours au professionnel.
 
L’animal partenaire ne devrait jamais avoir à analyser seul une situation humaine complexe.
 
Un exemple dans le quotidien
 
À la maison, un berger qui se place naturellement entre sa famille et un inconnu peut être perçu comme un excellent gardien.
 
Cette réponse est souvent cohérente avec ce pour quoi il a été sélectionné.
 
Dans ce contexte, ce comportement peut être apprécié.
 
Un exemple en relation d’aide
 
Une intervenante accompagne un groupe d’enfants.
 
Un enfant se met soudainement à courir vers elle en criant, simplement parce qu’il est enthousiaste.
 
Un berger ayant une forte tendance à gérer son environnement pourrait interpréter cette scène comme une situation nécessitant son intervention.
 
Il pourrait se placer devant son intervenante, bloquer le passage de l’enfant ou utiliser une communication plus ferme pour créer de la distance.
 
L’enfant n’avait pourtant aucune intention négative.
 
Il exprimait simplement son enthousiasme.
 
Le chien n’a pas commis une erreur.
 
Il a répondu selon des tendances qui font partie de son héritage.
 
C’est précisément pourquoi la sélection est si importante.
 
Une pratique professionnelle tient compte de la génétique
 
Une excellente préparation est essentielle.
 
Elle permet de développer les compétences de l’animal, sa collaboration avec son intervenant et sa capacité à évoluer dans des contextes variés.
 
Mais la préparation ne fait pas disparaître complètement les caractéristiques fondamentales pour lesquelles une race a été sélectionnée pendant des générations.
 
C’est pourquoi certaines races demandent une sélection encore plus rigoureuse et une évaluation particulièrement attentive lorsqu’elles sont destinées à la relation d’aide.
 
L’objectif n’est pas d’exclure une race.
 
L’objectif est de reconnaître que les aptitudes naturelles d’un animal doivent être compatibles avec les responsabilités qui lui seront confiées.
 
Chez Synergie Plumes et Poils, nous croyons qu’un bon animal partenaire n’est pas seulement un chien intelligent ou motivé.
 
C’est un chien dont les caractéristiques, la préparation et les choix naturels soutiennent une intervention sécuritaire, où la gestion des situations complexes demeure toujours la responsabilité de l’intervenant.
 

En relation d’aide, nous ne sélectionnons pas seulement des qualités. Nous sélectionnons aussi les responsabilités que nous ne voulons jamais confier à l’animal.