Pourquoi certaines personnes retrouvent-elles le goût d’essayer lorsqu’un animal fait partie de l’intervention ?
 
Les personnes vivant avec un enjeu de santé mentale présentent des réalités très variées. Elles peuvent vivre de l’anxiété, une dépression, un épuisement, un manque de confiance en elles, des difficultés relationnelles ou encore une perte de motivation.
 
Les objectifs d’intervention sont tout aussi diversifiés : développer l’estime de soi, favoriser l’expression des émotions, améliorer les habiletés sociales, renforcer la confiance, augmenter l’engagement ou encore développer de nouvelles stratégies d’adaptation.
 
Comme pour toute intervention, une question essentielle se pose :
 
L’intégration d’un animal apportera-t-elle une réelle valeur ajoutée à l’objectif poursuivi ?
 
Pourquoi intégrer un animal ?
 
L’animal n’est pas intégré simplement parce qu’il procure du réconfort.
 
Sa véritable valeur réside dans les interactions qu’il permet de créer.
 
Parce qu’il est vivant, mobile et qu’il réagit aux comportements de la personne, il offre un contexte concret où celle-ci peut expérimenter, ajuster ses stratégies, observer les conséquences de ses actions et vivre des réussites significatives.
 
Ces expériences sont souvent plus parlantes que de longues explications, puisqu’elles permettent à la personne de découvrir ses propres capacités dans l’action.
 
Pour que ces interactions soient riches, le choix de l’animal partenaire est essentiel.
 
Chez Synergie Plumes et Poils, nous privilégions un animal motivé à participer aux interactions. Un partenaire engagé permettra de créer des expériences variées tout en respectant son bien-être, même lorsque les activités évoluent ou que des imprévus surviennent.
 
Un exemple concret
 
Prenons l’exemple d’une personne qui manque de confiance en elle et qui doute constamment de ses capacités. Elle abandonne rapidement devant une difficulté et craint de ne pas être à la hauteur.
 
L’objectif de l’intervenant est de lui permettre de vivre des réussites et de reprendre confiance en ses capacités.
 
Avant de proposer des activités, l’intervenant observe les interactions qui mobilisent naturellement cette personne avec l’animal.
 
À quels moments semble-t-elle la plus engagée ?
 
Préfère-t-elle guider le chien, jouer avec lui, lui apprendre un comportement simple, le brosser ou participer à un jeu de recherche ?
 
Ces observations permettent d’identifier les interactions qui suscitent son intérêt et dans lesquelles elle est plus encline à persévérer.
 
L’intervenant construit ensuite des activités à partir de ces interactions.
 
Par exemple, si la personne apprécie guider le chien, elle pourra progressivement relever des défis adaptés à ses capacités. Chaque réussite devient une occasion de reconnaître les stratégies qu’elle a utilisées, les ajustements qu’elle a faits et les forces qu’elle a démontrées.
 
Lorsque le chien ne comprend pas immédiatement, l’objectif n’est pas de réussir parfaitement. C’est d’aider la personne à essayer une nouvelle stratégie, à persévérer et à constater qu’elle est capable de s’adapter.
 
Les réactions de la personne et celles de l’animal orientent ensuite les ajustements proposés par l’intervenant.
 
Le transfert dans le quotidien
 
Les expériences vécues avec l’animal deviennent un point de départ pour réfléchir aux défis du quotidien.
 
Comment les stratégies utilisées avec le chien pourraient-elles être réinvesties au travail, à l’école ou dans les relations avec les autres ?
 
Comment cette réussite peut-elle encourager la personne à relever un nouveau défi dans sa vie de tous les jours ?
 
L’objectif est que la confiance développée pendant les interactions avec l’animal puisse progressivement se généraliser à d’autres contextes.
 
Une pratique professionnelle repose sur une formation de qualité
 
Les interactions humain-animal offrent un formidable potentiel, mais elles demandent bien plus que la présence d’un animal.
 
Une pratique professionnelle nécessite de comprendre les besoins de la personne, de déterminer si l’animal représente une réelle valeur ajoutée, de sélectionner un animal partenaire dont les caractéristiques correspondent aux objectifs poursuivis et de construire des interactions porteuses de sens.
 
Elle exige également de reconnaître les besoins de l’animal, de préserver son bien-être et d’assurer la sécurité de toutes les personnes impliquées.
 
Être un professionnel, c’est aussi reconnaître les limites de son champ de pratique. L’intervenant doit être en mesure d’identifier les situations qui nécessitent l’expertise d’un autre professionnel et de travailler en complémentarité avec celui-ci lorsque les besoins de la personne le requièrent. Les interventions assistées par l’animal prennent alors toute leur valeur lorsqu’elles s’intègrent dans une approche collaborative, au service de la personne accompagnée.
 
Chez Synergie Plumes et Poils, nous croyons qu’une pratique responsable repose sur quatre piliers essentiels :
 
– une compréhension des besoins de la personne accompagnée;
– le respect du bien-être de l’animal partenaire;
– une méthodologie d’intervention structurée et réfléchie;
– une sélection et une certification rigoureuses des animaux partenaires afin d’assurer la qualité des interventions et la sécurité du public.
 

C’est l’équilibre entre ces différents éléments qui permet d’offrir des interventions éthiques, sécuritaires et véritablement porteuses de sens.