Lorsqu’un gestionnaire, un directeur d’école, un organisme ou un établissement de santé cherche un professionnel en interventions assistées par l’animal, le premier contact est souvent un simple échange téléphonique.
Pourtant, ces quelques minutes sont souvent très révélatrices.
Non pas par les questions posées.
Mais par les réponses de l’intervenant.
Les réponses parlent d’elles-mêmes
Lorsqu’on demande à un professionnel :
« Comment intégrez vous votre animal à vos interventions ? »
Deux réalités apparaissent rapidement.
La première est une réponse centrée sur l’animal.
« Il est calme. »
« Les clients l’adorent. »
« Il crée un bon lien. »
« Il aide les gens à s’ouvrir. »
Ces réponses décrivent les qualités du chien.
Mais elles expliquent très peu le travail du professionnel.
À l’inverse, un intervenant qui possède une véritable méthodologie répond différemment.
Il explique son processus.
Comment il analyse les besoins.
Comment il choisit les interactions.
Pourquoi il utilise une interaction plutôt qu’une autre.
Quels effets il cherche à produire.
Quels comportements de l’animal il observe.
Comment il ajuste son intervention en fonction des réactions du bénéficiaire… et de celles de son partenaire animal.
Très rapidement, le gestionnaire comprend qu’il n’achète pas simplement la présence d’un chien.
Il fait appel à une expertise.
Une méthodologie s’entend
Une véritable méthodologie ne se voit pas seulement pendant l’intervention.
Elle s’entend dès les premières minutes d’une conversation.
Le professionnel est capable d’expliquer son raisonnement.
Il possède un processus d’intégration.
Il peut justifier chacun de ses choix.
Il ne parle pas uniquement de son animal.
Il parle d’une démarche clinique où les interactions humain animal sont construites avec intention.
Une réflexion pour les milieux récepteurs
Lorsqu’un établissement choisit un fournisseur de services, il devrait se demander :
Le professionnel me parle-t-il principalement de son chien…
Ou m’explique-t-il clairement sa méthodologie d’intervention ?
Parce qu’au final, ce n’est pas la qualité des réponses sur l’animal qui distingue une pratique professionnelle.
C’est la capacité à expliquer, avec précision, comment et pourquoi l’animal est intégré à chacune des interventions.